Entre dieux et mythologie
Kratos, un spartiate des plus émérites qui n’avait pour seule ambition que de conduire l’armée de Spartes sur les rangs de la victoire a perdu tout contrôle lors de sa première défaite. Ne pouvant faire face à un tel échec, il n’eu d’autre choix que d’invoquer la puissance des dieux grecques et c’est en Ares, le dieu de la guerre, qu’il trouva un allié de taille pour renouer avec la victoire.
Malheureusement, ce pacte a poussé Kratos jusqu’aux limites de sa soif sanguinaire, sombrant de plus en plus dans une folie qui le mènera sans doutes à sa fin. Mais lorsque Ares décide de détruire Athènes, Kratos y voit une bien belle manière de se racheter et d’en finir avec le mal qui le ronge. Seul un homme entraîné par les dieux grecs eux-mêmes peut venir à bout de l’un d’entre eux. De plus, il lui faudra trouver la boîte de pandore car sans elle, aucun homme ne pourra terrasser Ares quelque soit sa force et son courage.
C’est ainsi que God of war propulse le joueur dans une histoire haletante et tellement prenante qu’il sera difficile de lâcher le pad pour aller dîner, une aventure dont il ne sortira pas indemne.
L’univers dans lequel nous plonge God of war a le mérite d’être original. La Grèce antique n’étant pas réputée pour son utilisation dans les jeux vidéo, les équipes de développement de Sony Computer Entertainment ont eu fort à faire pour recréer un monde sensé et fidèle. Autant le dire tout de suite, le travail réalisé est tout simplement génial. Athènes reconstitué par bribes au temps de l’antiquité par Sony, ça décoiffe méchamment.
On ne peut que rester stupéfait par la fidélité de la touche graphique du titre au service d’un « level design » des plus convaincants. On progresse donc de place en place entre rêve et mythologie, en découvrant avec plaisir ces ruines, palais et autres sanctuaires. On ressent bien l’immensité de la région parcourue, la profondeur de champ permet d’admirer le spectacle et les dénivelés sont particulièrement bien rendus. Et là ou d’autres en aurait sûrement trop fait, God of war sait garder une uniformité qui assure la cohérence du titre.
Le scénario qui rythme le tout est également en béton armé. On découvre la triste histoire de Kratos au fur et à mesure que l’on prend possession de sa destinée. God of war ne peut s’empêcher de distiller ces informations au compte goûte pour le plus grand plaisir de celui qui découvre ce chef d’œuvre pour la première fois. La trame scénaristique tien la route de bout en bout et l’on est volontiers bercé par cette valse mythologique qui s’empare du joueur durant sa progression. Dieu que cette mise en scène va bien à God of war, tout comme le gore omniprésent dans les combats.
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