L'occasion en question

Publié le 12 juin 2006, , par Chris - mis à jour le 05 juillet 2009 à: 20h - dans Business

Dans le tumulte des déclarations et autres petites phrases autour du lancement prochain de la PS3, nous avions récemment évoqué la position de Sony

Dans le tumulte des déclarations et autres petites phrases autour du lancement prochain de la PS3, nous avions récemment évoqué la position de Sony vis-à-vis du marché de l'occasion. Un marché assez complexe et dont les intérêts divergent selon le point de vue duquel on se place : les revendeurs spécialisés y voient une manière de rentabiliser un jeu à moindre frais, tandis que les éditeurs sont a priori moins favorables à un système de revente duquel ils sont de facto écartés. Et il semblerait que le sujet soit toujours d'actualité...

En effet, le site GamesIndustry.biz vient de publier un article rédigé par Brian Miller de chez Davenport Lyons. Un article dans lequel l'analyste s'interroge de manière assez pertinente sur l'éventualité d'un système de licence, puisque c'est bien de cette hypothèse qu'il s'agit et que Sony avait semblé évoquer il y a quelques temps au sujet de la PS3 afin d'interdire purement et simplement l'occasion. L'auteur en retient globalement qu'un tel système (dans lequel le joueur n'acquière pas le jeu mais sa licence d'utilisation) semble difficilement applicable au domaine des jeux sur console. En effet, celui-ci paraît soulever beaucoup trop de problèmes juridiques pour être convenablement appliqué (consentement des mineurs, parties au contrat, gestion des conflits, etc.), ce qui semble être un élément rédhibitoire pour l'auteur.

PS3 - E32006
Sony tourné vers le online pour limiter l'occasion ? C'est une solution...


Un auteur qui conclut son article en affirmant que le seul moyen de limiter - sans interdire - le marché de l'occasion reste de se concentrer sur la vente de contenu online, à l'image de la belle réussite du Xbox Live. En effet, ce serait un moyen pour les éditeurs de prolonger la durée de vie de leurs jeux, et donc d'en limiter la revente, au moins à moyen terme. Mais cela ne va pas sans poser de nouvelles questions, surtout que l'on sait que Sony paraît effectivement vouloir partir dans cette voie avec le Live de la PS3 (cf. cette actualité) : quid par exemple des abus potentiels avec des titres non achevés qu'il faudrait obligatoirement compléter par l'achat de contenu online pour bénéficier d'un jeu optimal ? Quid encore des performances, de la fiabilité et du coût d'un service online duquel les jeux seraient donc nettement plus dépendants qu'actuellement ? A suivre...
Sony : un brevet pour les jeux ?   Adriano pour PES 6

Dernières réactions

Dark_Oopa - le 12/06/06 à 17:03
uine console à 600€ avec des jeux à 70 sans marché de l'occaz... soit son succes fait passer le virtual boy pour une réussite commerciale soit elle est facilement piratable et 90% des consoles vendues sont pucées et aucun jeu n'est vendu... donc dans tous les cas, c'est pas viable, point pas la peine de regarde le probleme juridique et tout, un peu de bon sens suffit...
Daath Nahönn - le 12/06/06 à 19:18
en gros, un Steam mais pour toute la console. sans connection internet, impossible j'activer les jeux (ca serait en plus parfaitement dans la politique de Sony, qui veut absolument d'un online obligatoire)
drumnseb - le 12/06/06 à 23:03
Kler ke ceux n'ayant pas les moyen de se payer le net (et donc limite une PS3) risquent de vite se retrouver "coincé" avec des jeux innutilisable, tout comme ce fût le cas pour HL² avec Steam! J'aime pas trop ce genre de procédé. Du coup, ca m'éloigne encore plus de l'envie d'une PS3! Par contre la Wii...8:
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