Devant l'impossibilité pour les autorités de faire régner l'ordre sur les réseaux d'échange Peer to Peer et l'importance
Devant l'impossibilité pour les autorités de faire régner l'ordre sur les réseaux d'échange Peer to Peer et l'importance considérable de ceux-ci, qui gangrènent toujours un peu plus le marché du jeu vidéo, certains studios de développement n'hésitent plus à employer la manière forte en tentant eux-mêmes de compromettre les téléchargements frauduleux. C'est le cas des studios Introversion Software (Darwinia, Defcon) qui semblent avoir trouvé un moyen de perturber le piratage de leurs titres en inondant ces réseaux P2P de versions démos ayant l'apparence de vraies copies illégales. Un système qui a ses limites puisque la plupart de ces logiciels de téléchargements disposent de rapports de fakes, mais qui semble tenir ses promesses pour Introversion qui annonce avoir ainsi enrayé - en partie - le piratage de Darwinia. "Quand un utilisateur télécharge trois fois de suite un fichier qu'il pense être le jeu et qui s'avère au final être une démo, deux choix s'offrent à lui : aller acheter le jeu si la démo lui plaît, ou abandonner [...] Plutôt que de vouloir s'attaquer en vain à la cause du piratage, nous préférons donc en traiter les symptômes à notre échelle" déclare donc Tom Arundel, président des studios.Cette technique - qui est loin de résoudre tous les problèmes liés de près ou de loin au piratage - sera réutilisée par Introversion pour la sortie prochaine de Defcon (un RTS distribué en boutiques et sur Steam en partenariat avec Valve). Pour en avoir longuement discuté à Leipzig avec quelques éditeurs, il semble bien que la montée en flèche des coûts de développement les pousse à s'intéresser de nouveau sérieusement au problème du piratage auquel Starforce n'est sûrement pas la meilleure réponse.
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