Test : Pro Evolution Soccer 6

Publié le 24 octobre 2006, , par Mathieu Chartier - mis à jour le 05 juillet 2009 à: 20h - dans PlayStation, Tests

Un contenu classique, mais en progression

L’ambiguïté n’existe plus pour les fans de football virtuel, et ce depuis quelques années déjà. La série des Pro Evolution Soccer éditée par Konami (qui a pris le pas sur celle des Fifa made in EA Sports grâce notamment à son réalisme accru et à son fond de jeu prépondérant) s’est logiquement imposée sur le marché et a même participé à son essor, PES étant devenu le produit culturel le plus vendu en France cette année. Le sixième opus est donc logiquement attendu par un public averti on ne peut plus nombreux, cette saison encore il ne sera pas inquiété par Fifa - le jeu d’EA étant encore décevant malgré un léger mieux - et il est temps de s’attarder sur ses évolutions et spécificités.

Les studios KCET règnent en maîtres incontestés de la discipline. Leur savoir faire n’est plus à démontrer et leur série Pro Evolution Soccer est la seule à procurer au joueur autant de plaisir pad en mains. Cette année, les sensations sont une nouvelle fois décuplées. Fluidité améliorée, nouveaux enchaînements, nouvelles animations, autant de paramètres qui rendent la mise en place de son jeu extrêmement jouissive. Nous allons le voir, d’autres aspects ont également évolué, comme une défense plus malléable qui demande une plus grande implication du joueur et qui - avec un peu d’entraînement - s’avérera assez hermétique. Dans PES 6, il faut donc être très technique devant en favorisant le jeu collectif, et solide derrière en prenant sa défense à son compte. Chaque année un peu plus mis à contribution, le joueur devra donc exceller dans chacun de ces domaines pour aller chercher la victoire et le jeu gagne indéniablement en technicité. Mais ceux qui nous suivent depuis un petit moment le savent, PES est un virus très présent à la rédac’ et – le recul aidant – force est de constater que tout n’est non plus parfait dans ce sixième épisode qui relance la polémique autours des thèmes de l’arbitrage, des gardiens et de certaines failles agaçantes au final. Evidemment, la saison est longue et nul doute que les joueurs trouveront la parade à ces petits désagréments… toujours est-il qu’ils existent bien.

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Les phases offensives gagnent en efficacité : l'une des avancées de ce PES 6.
(images officielles pour cause de captures d'écran défectueuses)


Avant de s’attarder sur le fond de jeu, profitons de cette nouvelle saison pour faire un petit point sur les évolutions pratiques apportées par PES 6. Graphiquement tout d’abord, le moteur n’a pas bougé d’un cil ce qui n’est pas forcément un mal quand on sait que - malgré un environnement assez pauvre - ce qui se passe sur le terrain est de toute première qualité. Tout juste la modélisation des joueurs a-t-elle un peu gagné en précision (PES 6 passe le test Ribery avec brio) et l’ensemble en fluidité, que ce soit en 50 ou en 60 Hz. Non, la véritable épreuve de force de ce PES 6 se constate dans la qualité des animations qui, une fois encore, apportent énormément au réalisme du titre. PES 6 ne trahira pas la tradition instaurée depuis des années, et les premières rencontres sont évidemment marquées par de nombreuses exclamations de joie à chaque nouveau geste technique découvert. Les une-deux aériens permettent de distiller de très belles ouvertures piquées, les talonnades orientées sont du plus bel effet et sont possibles sur les centres à ras de terre pour des buts d’anthologie, la décomposition des frappes en pivot s’approche de la perfection, les contrôles ont également gagné en qualité tout comme l’ensemble des gestes particulièrement techniques. Surtout, il faut reconnaître que les joueurs ont indéniablement gagné en souplesse dans leur maniement, ce qui témoigne de l'indéniable talent des développeurs à se surpasser lorsque l'on sait à quel point il s'agit déjà - depuis longtemps - de l'un des points forts de la série.

Ambiance, licences et technique

Bref, et même si nous allons y revenir, l'essentiel est d'ores et déjà là : jouer à PES 6 est un véritable plaisir, et cette nouvelle version ne devrait pas - malgré ses défauts - mécontenter les fans prêts à faire l'effort de s'adapter à ses subtiles évolutions. Des évolutions que l’on découvrira comme à l’accoutumée dans une Master League rendue plus flexible avec une difficulté globale appliquée au championnat, différenciée de celle des matchs, qui a des répercussions notables sur la facilité à se procurer certains joueurs et qui, surtout, permet d’adapter la difficulté de sa progression en fonction de son niveau de jeu. Pour le reste, rien ne bouge excepté l’arrivée des deux nouveaux modes de jeu que sont le match aléatoire et le challenge international (sorte de phase qualificative pour la Coupe du Monde) tandis que l’entraînement voit sa refonte être recentrée sur les bases du gameplay afin de permettre aux débutants d’appréhender cette simulation rigoureuse par le bon bout. Et puisque l’on évoque le contenu, peut-être est-il bon de rappeler qu’outre la Master League, PES 6 contient évidemment tous les classiques du genre (Coupe du Monde, Euro, etc.) agrémentés d’un mode online jouable à 4 sur lequel il est actuellement trop difficile de revenir, sortie du jeu oblige. Peut-être aurons nous prochainement l’occasion de l’évoquer si le besoin s’en fait sentir…

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Le contenu ne change guère...mais les joueurs gagnent la licence officielle de la L1 !


Au niveau du contenu toujours, la longue quête des licences entreprise par Konami il y a quelques années commence à porter ses fruits et PES profite cette année pour la première fois de la licence officielle de la Ligue 1. Evidemment, un détail aux yeux du monde vu le prestige contesté de notre championnat national, mais une aubaine pour les joueurs de l’hexagone qui pourront enfin prendre en main leurs clubs préférés sans pour autant passer des heures à les modifier au préalable dans les menus. Au niveau des clubs, on retrouve donc avec plaisir les licences officielles pour ceux de la Serie A, de la Liga et de l'Eredivisie, ainsi que pour quelques clubs plus ou moins prestigieux comme la Juventus, Arsenal, Manchester United, le Bayern Munich, le FC Porto, le Benfica Lisbonne, le Sporting Lisbonne, le FC Copenhague, l'Olympiakos, Rosenborg, le Celtic Glasgow, les Rangers, Djurgarden, Galatasaray ou le Dynamo Kiev. Excepté le Bayern, la Bundesliga a elle malheureusement disparue tandis que la Première League anglaise est bien présente malgré l’absence de licences officielles pour la majeure partie des équipes. Au niveau international, l'Angola, le Ghana, le Togo et Trinité-et-Tobago prennent la place de la Chine, l'Egypte, du Maroc, du Sénégal et du Venezuela. La France, l'Angleterre, l'Argentine, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Suède disposent dorénavant des maillots officiels tandis qu’au niveau des stades, seule l’antre de Santiago Bernabeu fait son apparition. Voilà, la formalité de l’énumération de ces modifications pratiques chères aux puristes étant exécutée, il est temps de s’attarder sur ce qui importe le plus quand il s’agit de parler de PES : le fond de jeu.

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