Gamecock, retour d'indépendance ?

Publié le 13 février 2007, , par Mathieu Chartier - mis à jour le 05 juillet 2009 à: 20h - dans Business

Mafia, Tropico, Max Payne, Serious Sam, autant de jeux de qualité qui - lors de leurs sorties respectives - furent tous plus ou moins salués pour leur approche

Mafia, Tropico, Max Payne, Serious Sam, autant de jeux de qualité qui - lors de leurs sorties respectives - furent tous plus ou moins salués pour leur approche rafraîchissante et originale du jeu vidéo. Leur point commun, être chapeautés par Gathering of Developers, éditeur qui se revendiquait indépendant et qui était alors réputé pour offrir aux studios de développement avec lesquels il travaillait une liberté de création plutôt rare. L'aventure Gathering of Developers prit fin en 1999, lorsque l'éditeur fut absorbé par Take Two Interactive, le gros éditeur montant du moment grâce notamment au succès de sa série GTA. Mark Wilson et Harry Miller, respectivement ancien PDG et ancien président de Gathering of Developers viennent pourtant d'annonceur leur envie de recommencer l'aventure en créant la société Gamecock. Sans trop de surprises, Gamecock est donc un éditeur de jeu vidéo indépendant - et donc au financement propre - dont l'objectif est de "financer des projets originaux". Les deux créateurs expérimentés de cette nouvelle société entendent donc bien réitérer le succès de Gathering of Developers en faisant reposer leur modèle sur la philosophie qui fit leur gloire à la fin des années 90.

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Mark Wilson et Harry Miller, éditeurs indépendants et
talentueux... sans se prendre au sérieux !


Ces deux excentriques, comme le prouve l'unique photo officielle annonçant la création de cette société texane basée à Austin, entendent de nouveau révolutionner les habitudes de travail de l'industrie. "Les principaux éditeurs ne regardent qu'une chose, la sécurité des investissements réalisés. Voilà pourquoi derrière chaque jeu se cache une licence à vaste portée ou une suite d'un jeu qui s'est bien vendu. [...] Il est temps que le système change. Les créatifs de l'industrie ont besoin de liberté pour s'exprimer et les jeux qu'ils créeront, sans répondre à un cahier des charges bien précis fixé par les investisseurs, n'en seront que meilleurs. Meilleurs et donc plus rentables car plus aimés des joueurs qui pestent devant le manque d'originalité du secteur" déclare Mike Wilson, jeune PDG de Gamecock. Par ailleurs, et aussi excentriques qu'ils soient, les responsables de Gamecock ne s'attaquent pas à l'édition de jeu vidéo sans connaître les risques qu'ils encourent, et avouent déjà disposer des accords de distribution nécessaires à exploiter des débouchés mondiaux lors de la sortie de leurs jeux. Alex Seropian, fondateur et PDG de Bungie (Halo), a même déclaré - connaissant les fondateurs de Gamecock - que "ces deux types ont une vision incroyable du marché. Ils savent ce qui va marcher. Investissent en sachant laisser toute liberté aux développeurs, et savent même l'exploiter commercialement à grande échelle. [...] Ca fait du bien d'avoir ce genre de personnes dans l'industrie du jeu vidéo".

A l'heure actuelle, Gamecock édite déjà cinq jeux : Fury, développé par Auran, est un MMOG basé sur le PVP à sortir cet été ; Insecticide, développé par Crackpot, un jeu 'noir' d'action/aventure ; Mushroom Men, développé par Red Fly, un jeu concept encore assez flou ; Hail to the chimp, développé par Wideload, un party-game politique dans un royaume animal et enfin Hero, développé par Firefly, un jeu d'action médiéval prévu sur consoles next-gen et PC. Voici de courtes vidéos de trois d'entre eux !




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Dernières réactions

FeelTheWay - le 13/02/07 à 15:47
GameCock ? jeux de Bite ? quand on voit la 1ère image ca fait assez X année 90
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