Test : Forza Motorsport 2

Publié le 07 juin 2007, , par Chris - mis à jour le 05 juillet 2009 à: 20h - dans Xbox, Tests

Un contenu pléthorique

En sortant au printemps 2005 sur la première Xbox, Forza Motorsport ne se contentait pas de s’imposer comme une référence de la simulation automobile sur la console de Microsoft. Il permettait surtout à cette dernière d’affirmer haut et fort son potentiel de titres pointus en matière de course, afin notamment d’affronter LE favori de la PS2, l’inévitable Gran Turismo. Autant dire que le titre développé par les équipes de Turn 10 a rapidement acquis auprès des amateurs une réputation dépassant largement le simple cadre du « bon petit jeu », et qu’il est vite paru évident que Microsoft commanderait rapidement une suite pour étoffer le catalogue de la X360. D’autant que bizarrement, la situation est un peu la même qu’à l’époque de la Xbox, avec notamment un PGR déjà bien installé mais vieillissant (le n°2 en 2005, le n°3 dans le cas qui nous intéresse), et quelques autres productions qui pourraient se révéler intéressantes mais qui tardent à arriver (exemple sur X360 : le futur Race Driver One de Codemasters). La situation est donc limpide pour Forza Motorsport 2 sur X360, qui ne demande qu’à s’imposer dans un contexte hautement favorable. Encore faut-il que le jeu soit à la hauteur des attentes placées en lui, et c’est ce que nous allons vérifier dans les paragraphes qui suivent…

Premier élément rencontré par le joueur dans une simulation automobile (si l’on veut bien faire l’impasse sur la cinématique introductive qui fait forcément rougir de plaisir n’importe quel amateur de conduite virtuelle) : les menus. Là, les choses sont claires et ont déjà le mérite d’indiquer ce qui se vérifiera par la suite : l’interface est nette, simple et fonctionnelle. On ne se perd pas dans les menus et sous-menus, ça respire la sobriété et tout est pensé pour ne pas perdre le joueur en route. Cela peut sembler un détail, mais cela a son importance quant on compare le titre à certains jeux du genre qui se font un malin plaisir de perdre le joueur dans des menus toujours plus inextricables. Ici, simplicité et efficacité sur la forme, comme sur le fond. Au programme ce soir, trois modes de jeu : arcade, carrière et multijoueur. C’est évidemment sur le second que nous allons revenir le plus en détail, sachant que le mode arcade correspond dans les grandes lignes à une série de courses à débloquer les unes après les autres (exhibition ou contre-la-montre), de manière aussi à débloquer l’ensemble des voitures de ce mode de jeu. Au total déjà, une bonne quarantaine de circuits à pratiquer, et 70 voiture à gagner. De quoi se faire la main avant d’attaquer les deux gros morceaux que sont le mode carrière et le multijoueur…

Forza Motorsport 2 - 07/06/2007 Forza Motorsport 2 - 07/06/2007
Tiens, une image tirée d'une véritable séquence de jeu (à gauche). De quoi apprécier le travail
graphique, sérieux mais sans plus, effectué sur le jeu...


S’il s’avère particulièrement complet, le mode carrière ne fait clairement pas dans l’innovation grande et belle. En résumé et comme le veut désormais la coutume dans les jeux du genre, le joueur commence par dépenser ses maigres économies chez un revendeur afin d’acquérir la première voiture (je n’ose parler de bolide) de son garage, celle qui va lui permettre de disputer ses premières courses en amateur. Premières courses qui elles-mêmes lui permettront de continuer à grandir, de deux manières différentes : d’une part, en lui offrant comme récompense de nouvelles voitures permettant de participer à des tournois seulement ouverts à un type de voitures spécifique (constructeurs US, versions sport, etc.), d’autre part en lui permettant d’amasser les points d’expérience nécessaires au déblocage des compétitions supérieures. Au total et puisque les amateurs de course aiment que l’on parle chiffres : 90 épreuves réparties en 9 catégories, plus de 300 courses à disputer et plus de 300 voitures à collectionner. Autant dire que les développeurs ont mis le paquet en terme de contenu, même si c’est inévitablement la règle aujourd’hui, concurrence acharnée oblige. Encore que face à un PGR 3 lui aussi bien fourni en bolides, Forza 2 a évidemment la chance de bénéficier de véhicules extrêmement variés, allant de la classique Clio Sport à l’excellence et au raffinement d’une Maserati #9 Vitaphone Racing Team MC1. Evidemment toutes les marques qui comptent font partie de l’aventure, tout comme les circuits auxquels sont désormais habitués les connaisseurs de la discipline (Mazda Raceway Laguna Seca, Nüburgring Nordschleife, etc.). Bref, il sera difficile de prendre Forza Motorsport 2 (FM 2) en défaut sur son contenu, même si l’on peut en revanche chipoter sur le manque d’innovation dans le registre de la compétition automobile virtuelle. Tout se passe comme prévu, sans anicroche ni déception, mais sans magie non plus. Peut-on vraiment le reprocher aux développeurs ? Pas certain…

Bref, il sera difficile de prendre Forza Motorsport 2 en défaut sur son contenu, même si l’on peut en revanche chipoter sur le manque d’innovation dans le registre de la compétition automobile virtuelle...

D’autant que ces derniers, manifestement pour pallier à ce relatif classicisme du jeu, ont justement pensé à lui ajouter une idée qui devrait faire son chemin dans l’esprit des joueurs : le tuning. Alors évidemment, certains lecteurs se demanderont s’il est bien raisonnable de mettre en place des telles possibilités de tuning dans un titre se voulant surtout proche de la plus pure simulation. Nous n’avons malheureusement pas la réponse, mais ce que l’on sait en revanche, c’est que le titre s’avère extrêmement complet en la matière. S’il est évidemment possible d’intégralement booster les capacités de ses voitures sur le fond (via des achats de pièces mécaniques et une trentaine de points d'améliorations possibles), il est aussi possible de concevoir de véritables petits bijoux d’élégance et de raffinement, ou au contraire de donner dans la tendance Jackie Show. Tout ceci se fait de manière parfaitement fluide (là encore, bravo aux développeurs pour la gestion de l’interface), et les possibilités de customisation visuelle sont d’autant plus excellentes qu’elles sont gratuites. La question reste cependant : quel intérêt ? Et bien outre le fait de rendre esthétiquement supportables les premières (et affreuses) voitures qu’il faut conduire, le principe du tuning prend surtout son sens dans le jeu en ligne. En effet, il est possible dans FM 2 de vendre ses voitures dans un hôtel des ventes virtuel, les développeurs ayant repris cette idée à cheval entre les MMO et les essais communautaires de Test Drive Unlimited. Autant dire que si pour le moment les ventes se révèlent assez surréalistes (beaucoup trop chères) et finalement assez peu intéressantes, les choses devraient rapidement se réguler pour permettre à chacun de faire quelques bonnes affaires. A noter en passant, qu’il est aussi possible de carrément donner une voiture à un ami dans le besoin. Toujours utile…

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