Dans les allées de sortie de la conférence de Nintendo, beaucoup étaient les membres de la profession à discuter du manque d’intérêt
Dans les allées de sortie de la conférence de Nintendo, beaucoup étaient les membres de la profession à discuter du manque d’intérêt de Nintendo pour les gamers. Nintendo a d’ailleurs toujours eu vocation à jouer en maître sur la scène de la convivialité mais ces histoires d’ouverture au très grand public poussent de nombreuses personnes à penser que Nintendo ne fait plus vraiment du jeu vidéo mais se concentre essentiellement sur la production d’un genre à part entière, le « Jeu Nintendo ». Même le futur Mario Kart sur Wii sera axé autour d’un ridicule accessoire (un petit volant en plastique) pour que tout le monde puisse s’y adonner sans souci. Mais l’un de nos rendez-vous avec Nintendo nous aura tout de même rassuré et fut même un sacré trip’, puisque après un petit quart d’heure passé sur Wii Fit nous avons pu jouer les deux niveaux exclusifs de Metroid Prime 3 : Corruption dont le premier de l’aventure finale, une vraie bonne expérience de jeu sur Wii. La claque !Quelques mois seulement après les événements de Metroid Prime 2 : Echoes (GameCube, 2004), la Fédération Galactique est de nouveau menacée par les Pirates de l’espace. Les Chozos sont comme infectés par un étrange virus et Samus elle-même est atteinte du syndrome qui se déclare lentement dans l’organisme. Un vaccin existe, il faut le trouver alors que la Fédéraction Galactique affaiblie est la proie d’attaques répétées des pirates. Sans trop en dire, voilà en substance les bribes du scenario de ce Metroid Prime 3 : Corruption dont on commence à mieux cerner l’appellation. Mais l’intérêt de cette présentation E3 07 du blockbuster de Nintendo attendu par des tonnes de fans n’était pas d’approfondir le délicat conflit géopolitique de la série mais bien de passer à l’action et de comprendre les rudiments du gameplay du jeu, tout en constatant l’efficacité du couple nunchuk/wiimote sur une version bien avancée des deux niveaux montrés. La première partie concernait d’ailleurs directement le premier niveau de l’aventure finale, avec une sorte de tutorial extrêmement bien camouflé sous couvert de missions de départ permettant d’appréhender correctement l’utilisation des divers éléments interactifs du décor de Metroid, toujours très utiles pour débloquer un à un les passages qui permettent de progresser. Car si Metroid 3 est avant tout un pur FPS à la sauce wiimote, il n’en reste pas moins également un pur Metroid et les phases de recherche et d’interaction dans des dédales stellaires participent au charme du jeu. Des phases de jeu classiques pour Metroid, qui prennent un tout autre sens grâce à la wiimote qui renforce définitivement l’immersion dès qu’il s’agit d’un jeu à la première personne et qui deviennent des phases de jeu extrêmement ludiques, mime oblige.
Et si la wiimote fait des merveilles lors de la première partie de ce fameux premier niveau dont l’intensité monte petit à petit, son utilisation devient carrément jouissive dès que la première attaque intervient et qu’il faut se mettre à courir pour rejoindre son vaisseau le plus vite possible (un vaisseau que l’on nous a dit "personnalisable tout comme Samus", ndlr). Premier ennemi, on straff, on lock, on charge et on envoie la sauce. Yeah, Metroid est bel et bien de retour et jamais il n’aura été aussi excellent à prendre en main ! Ou quand la wiimote se propose de faire évoluer une série mythique vers de nouvelles sensations jouissives. Un constat que le second niveau jouable nous aura permis de confirmer. Lâché sur une planète hostile, Samus doit – dans une atmosphère apocalyptique façon Metroid – y avancer coûte que coûte grâce à son grappin en veillant à ne pas tomber dans le vide tout en se défaisant de nombreux ennemis. Et grâce au couple nunchuk/wiimote définitivement parfait pour Metroid, la plateforme rejoint l’action et dans le même instant, il faut se balader accroché à de vertigineux environnement tout en dégainant les armes, ce qui devient naturel après seulement quelques minutes de jeu. Et pour peu que l’on aime foncer, Metroid Prime 3 : Corruption devient vite frénétique. Quel pied ! Une grosse sensation qui prouve que malgré le manque de graphismes en HD, la pauvreté de certaines textures et l’aliasing récurrent autour des modèles, il est tout de même possible de faire passer au joueur de grands émotions. Il ne reste plus qu’à espérer que l’ensemble du jeu final soit de l’acabit de cette première approche réglée comme du papier à musique, et que Nintendo se décide un jour à annoncer un mode multijoueur digne de ce nom. Car le FPS à la wiimote a vraiment le potentiel pour exploser en multi. Allez Nintendo, pense aux gamers !
|
|
Halo 3, compte-rendu | Mass Effect, compte-rendu |
|

Imprimer
Envoyer
3 Réactions
12 Approbations






Flux RSS
Le Groupe GamePro :
Dernières réactions