Test : Everybody's Golf WT

Publié le 03 avril 2008, , par Chris - mis à jour le 05 juillet 2009 à 20h

Des débuts sur PS3 prometteurs...

La série Everybody’s Golf (Minna no Golf, en VO) fête ses 10 ans et s’offre un anniversaire de nouvelle génération en passant sur PS3. L’arrivée du jeu au Japon l’été dernier fut plutôt contrastée pour Sony, avec une carrière commerciale en demi-teinte. Pourtant, la série connaît habituellement un franc succès sur l’archipel nippon, mais il faut rappeler que le parc de consoles était à l’époque nettement insuffisant pour que le titre connaisse le succès habituel de la série. Quelques mois ont passé, et Minna no Golf 5 – rebaptisé Everybody's Golf : World Tour (EG) pour sa sortie européenne – arrive enfin sur notre territoire. Ici, la série n’a pas l’aura qu’elle possède au Japon, mais par contre la PS3 se vend particulièrement bien. L’occasion pour la série golfique de rencontrer enfin un large public en Europe ? A coup sûr, ce serait mérité…

Car même s’il s’inscrit parfaitement dans la continuité des épisodes précédents (la plupart des anciens volets ne sont disponibles qu’en import), cet Everybody's Golf : World Tour sur PS3 essaie d’imposer son style grâce à deux ajouts majeurs : un approfondissement du gameplay et l’arrivée d’un mode de jeu en ligne. Sur le premier point, rassurons tout d’abord les amateurs de golf virtuel en général et de la série en particulier : le gameplay classique reste parfaitement d’actualité, avec l’inusable concept des coups dont on dose la puissance à l’aide d’une jauge. La plupart des jeux de golf fonctionnent ainsi depuis la nuit des temps, même si depuis quelques temps certains s’affranchissent de ce système, ou l’enrichissent (cf. les derniers volets de la série Tiger Woods, ou encore la façon de golfer sur Wii). Le dilemme des développeurs de Everybody's Golf était donc évident : comment contenter les amateurs de jauge old-school, tout en donnant un peu de peps et de renouveau au gameplay ? Tout simplement en concevant deux type de gameplay, au choix : le premier reprenant le concept de la barre et de la jauge, le second reposant sur un système de précisions et de timing par rapport au swing de votre golfeur. Des cercles concentriques apparaissent, et il faut appuyer plusieurs fois sur X au bon moment de manière à doser à la fois la force du coup, et sa direction. Un peu déroutant, ce système doit à terme permettre de développer un jeu à la fois plus précis et puissant. Pas évident à discerner, et l’on se demande peut-être si – bien qu’intéressant – ce système n’aurait pas pu être remplacé par quelque chose de plus proche des récents Tiger Woods de EA, avec utilisation des sticks pour mimer le swing. A l’arrivée, à chacun de choisir son gameplay même si personnellement, nous resterons sur l’ancienne méthode de la jauge. Les développeurs ont eu le mérite d’essayer…

Everybody's Golf 5 - 03/08/2007 Everybody's Golf 5 - 03/08/2007
A gauche, le système des tirs avancés, nouveauté de cet opus PS3. A droite, un coup
plus traditionnel...


L’autre gros atout de cet Everybody's Golf : World Tour, c’est évidemment la possibilité de jouer en ligne avec une extrême facilité. Les équipes en charge du jeu ont repris le style graphique de la série (cartoon et grosses têtes) pour mettre en place des espaces de rencontres bien sympathiques, dans lesquels on crée son avatar avant de se balader à la recherche d’éventuels partenaires. Il est possible de devenir l’hôte d’un parcours et d’inviter jusqu’à 7 autres joueurs à taper la balle ensemble, mais aussi de participer à des tournois comptant jusqu’à 50 golfeurs ! Les parcours sont extrêmement agréables à pratiquer, avec un chrono que l’on fixe au préalable pour ne pas qu’un joueur aille trop vite ou trop lentement au détriment des autres (il y a un temps imparti pour chaque trou), et des adversaires qui jouent tous en même temps grâce à un judicieux système de ghost : chacun joue à son rythme à côté des autres, et on s’attend à la fin d’un trou. Les parties sont excellentes, l’ambiance est bonne en ligne pour le moment, pas de souci technique à l’horizon, et sur la fond la possibilité évidemment de faire évoluer son golfeur en gagnant des tournois ou de simples parcours, offline comme online. On débloque des tenus, des golfeurs et autres clubs, sachant que la fidélité est récompensée dans le jeu : c’est évidemment en jouant régulièrement avec le même personnage que celui-ci évolue et progresse… de manière assez basique cependant. Bref, l’apport d’un online réussi confère au titre une excellente durée de vie, et heureusement car offline le jeu se révèle assez court (seulement 6 parcours, 3 catégories et une dizaine de défis par section, avec un boss en fin de catégorie).

Il est possible de devenir l’hôte d’un parcours et d’inviter jusqu’à 7 autres joueurs à taper la balle ensemble, mais aussi de participer à des tournois comptant jusqu’à 50 golfeurs...

La réalisation du jeu n’est peut-être pas son point fort, au moins graphiquement. Les personnages sont toujours aussi sympathiques (pour rappel, ambiance cartoon), mais on ne note aucune grande originalité dans leur style. Les accessoires de customisation auraient pu être plus nombreux, aussi. Mais c’est sur le parcours que les choses se compliquent réellement, avec notamment un aliasing assez prononcé. Assez étonnant à ce niveau de réalisation, d’autant qu’à l’inverse les couleurs manquent parfois d’intensité, de chaleur. Bref, les parcours – par ailleurs très bien conçus, du plus simple au plus retors – n’ont rien d’une claque graphique, c’est d’autant plus dommage qu’ils sont trop peu nombreux. Les développeurs se seraient-ils assis sur leur technique et l’apparent simplisme du style graphique de la série ? Possible. Toujours est-il qu’on attend un peu plus de finesse, de peps et de folie d’un prochain épisode, tout comme on espère que la bande-son fera l’objet de plus d’efforts : la VF est molle, et les musiques parfaitement agaçantes. En revanche, tous les classiques d’un environnement golfique sont présents et bien rendus : un vent dynamique dont il faut tenir compte, une gestion des clubs au millimètre pour les connaisseurs, des indicateurs d’angle et de pente simples à utiliser et parfaitement clairs… le jeu est très facile à prendre en main, comme toujours. C’est d’ailleurs ce mélange entre accessibilité et richesse qui fait le sel du gameplay de la série, et ce volet PS3 ne fait pas exception à la règle. Ouf.

A l’arrivée donc, un excellent jeu de golf qui conserve les atouts de la série (accessibilité et richesse), tente quelques nouveautés pas toujours judicieuses (le gameplay en ‘tirs avancés’), mais bénéficie surtout d’un mode online bien huilé et totalement addictif. Une valeur sûre pour les amateurs de golf virtuel. Gros coup de gueule en revanche : il aura fallu installer le jeu pendant 20 minutes et réquisitionner 5Go de la PS3 pour y jouer. Les développeurs ont pris cette insupportable habitude, si bien que les possesseurs de PS3 remplissent leurs 60 ou 40GB de disque lentement mais sûrement. Certes Everybody's Golf : World Tour fait office de bouc émissaire, c’est tombé sur lui et cela aurait pu tomber sur quelqu’un d’autre. Mais désolé, carton rouge !

Vous n'êtes pas identifié

Pour participer à la discussion, vous devez être membre de Gamepro et être identifié.

Les plus commentés

  • Test iPhone 3GS
  • Tout
  • Hi-Tech
  • Matériel
  • Mac
  • Jeux

Actualités

Telex

Les meilleurs prix

Tag Cloud