James Bond et les jeux vidéo, une longue histoire qui commence à dater et qui est illuminée d'un éclair de génie : Goldeneye 64, un titre fondateur du FPS console et accessoirement meilleur exemple d'une bonne adaptation de long métrage en jeu. Une histoire baignée de qualité, car les adaptations d'EA ont rarement déçu. Nouveau leader du marché, Activision avait acquis il y a deux ans les droits d'exploitation de la franchise James Bond et accouche aujourd'hui de son premier titre sous licence 007. Tour d'horizon...
Après un Casino Royale rassembleur autour de ce que l’on qualifiera de nouveau départ pour la série des James Bond, Quantum of Solace, nouvel épisode sorti en salles la semaine passée, divise aussi bien les fans que les critiques ciné. Tous sont toutefois unanimes pour saluer la prestation de Daniel Craig, et accessoirement celle de Mathieu Amalric en méchant anticharismatique. Et il est vrai que le Bond que campe Daniel Craig incarne à lui seul le renouveau de la série, délaissant gadgets, humour british et érotisme au profit d’une action plus brutale, plus sombre aussi. Forcément, la perspective d’incarner cette machine à tuer qu’est le nouvel agent 007 en jeu vidéo laisse rêveur. Encore fallait-il que Activision réussisse à faire entrer les adaptations vidéoludiques de cette prestigieuse licence dans une nouvelle dimension, celle de la HD. Le défi était donc double pour les studios Treyarch à qui il revenait la lourde tâche de concevoir un jeu reposant sur les deux derniers films estampillés 007, tout en le dotant d’arguments en phase avec les attentes actuelles des possesseurs de consoles HD. Mission presque réussie…007 : Quantum of Solace est d’abord un pur jeu d’action, FPS viril qui s’enfile comme un sachet de Pop-Corn
Avant toute chose, il faut savoir que 007 : Quantum of Solace est un jeu pour fans. En effet, mieux vaut avoir vu les films Casino Royale et Quantum of Solace afin de cerner le scénario du titre d’Activision qui, le cas contraire, pourra paraître un brin décousu. Et pour cause, malgré son titre, la trame solo de Quantum of Solace s’inspire davantage de Casino Royale que du film fraîchement sorti en salles. Ce qui ne l’empêche pas de « spoiler » certains éléments dudit film (et notamment à la fin), alors que le jeu a l’intelligence de s’articuler à la fois autour de passages clés des longs métrages, tout en approfondissant d’autres scènes, cette fois-ci complètement ignorées par ces derniers. La lecture du jeu est donc intéressante à plus d’un titre, même si à notre grand regret, elle ne donne pas suffisamment de poids aux points scénaristiques les plus importants sous-évoqués dans les films. Qu’à cela ne tienne, 007 : Quantum of Solace est d’abord un pur jeu d’action, FPS viril qui s’enfile comme un sachet de Pop-Corn. C’est d’ailleurs là sa principale limite, car la quinzaine de missions qui composent l’aventure peuvent se boucler en six heures, en rushant à peine. Une critique que l’on avait adressé à un jeu de la trempe de Call of Duty IV avec lequel ce 007 : Quantum of Solace ne partage pas uniquement la durée de vie, mais aussi le moteur de rendu et des ambitions en ligne qui dépassent le simple défouloir.
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