Sans aucun doute LA grosse surprise de la GDC 2009 de San Francisco, l'annonce de Zeebo. Une nouvelle console de jeu adressée aux marchés émergents...
Il faut à coup sûr du courage pour s'attaquer au marché du jeu vidéo en proposant une nouvelle plateforme de jeu, là où les consoliers rivalisent déjà de compétitivité pour s'imposer. Toutefois, le projet Zeebo n'est pas aussi suicidaire qu'il en a l'air. En effet, en citant les 800 millions de clients potentiels représentés par les marchés émergents tels que le Brésil, la Russie, l'Inde ou la Chine, John Rizzo (P-DG de Zeebo) a fait mouche et a rapidement intéressé une salle de conférence bondée du Moscone Convention Center de San Francisco. « Il y a 200 millions d'habitants au Brésil et une classe moyenne solide qui a envi d'investir dans des loisirs interactifs mais qui n'ont pas les moyens d'acheter les consoles actuelles du marché (…) En vendant nos jeux seulement 10 à 20% plus cher que les prix pratiqués sur le marché noir, nous pensons pouvoir amener ces joueurs à la pratique du jeu vidéo en toute légalité avec Zeebo » précise l'initiateur de ce projet.Zeebo sera lancé au Brésil, à Rio de Janeiro, au début du mois de juin dans un pack contenant six jeux, ainsi qu'une offre de 30 jeux supplémentaires à acheter sur un store online. Le hardware de Zeebo est architecturé autour de composants issus de la sphère de l'informatique mobile et la connectique de Zeebo est classique, répondant aux standards rencontrés dans ces pays émergents (connexion Wifi, 3G et sortie vidéo composite notamment). Plus précisément, la Zeebo se compose d'un processeur cadencé à 528 MHz, de 128 Mo de RAM, d'1 Go de mémoire flash. De quoi permettre à Zeebo d'être vendue 199$ au final, et la rendre plus accessible que la Playstation 2, console officiellement vendue 249$ au Brésil. La roadmap de Zeebo est d'ailleurs déjà toute tracée, avec une sortie au Mexique fin 2009, puis en Inde en 2010 avant une sortie en Russie.
En vendant nos jeux seulement 10 à 20% plus cher que les prix pratiqués sur le marché noir, nous pensons pouvoir amener ces joueurs à la pratique du jeu vidéo en toute légalité avec Zeebo
Quelques éditeurs-tiers semblent vouloir croire au concept Zeebo, afin notamment de lutter contre le piratage de leurs jeux dans les pays émergents. C'est pourquoi quelques vieilles licences feront leur apparition sur ce nouvel hardware. Rien de très frais toutefois, puisque l'on parle de Quake, Crash Bandicoot Nitro ou Tekken 2. Voilà qui en dit long sur les ambitions techniques de la machine (limitée à une résolution de 640x480 pixels, en 4/3), ce qui ne refroidi pas les éditeurs de renom, puisque le projet Zeebo intéresse officiellement des grands noms tels que Electronis Arts, Activision, Namco, Capcom, THQ et d'autres. Des portages de titres comme Prey, Need for Speed, Street Fighter, Sonic ou Virtua Tennis ont d'ailleurs été évoqués.
Optimiste, John Rizzo va même jusqu'à comparer sa console de jeu avec le sophistiqué iPhone d'Apple : « Les gens ont découvert une nouvelle façon d'utiliser leur téléphone avec l'iPhone, nous nous allons faire découvrir une nouvelle façon de s'amuser aux laissés pour compte du jeu vidéo (…) Nous nous attendons à ce que les gens se précipitent sur Zeebo dans les pays émergents comme ils se sont précipités sur l'iPhone dans les pays développés ». Précisons enfin que derrière le projet Zeebo, nous retrouvons Qualcomm aux finances, un fondeur bien connu pour ses initiatives concernant les solution SoC (System on a Chip) et autres plateformes mobiles. Une initiative louable qui, on l'espère, jouera en la faveur du développement du jeu vidéo légal dans les pays en voie de développement.

Imprimer
Envoyer
34 Réactions
13 Approbations





Flux RSS
Le Groupe GamePro :
Dernières réactions