Après une session de jeu sur Forza 3 au Mans à l'occasion des 24 heures, revenons sur les forces et les faiblesses du jeu de Turn 10 en vue d'un duel musclé face à GT5.
Oui, le jeu est magnifique
Plus abouti que Forza 2 d’un point de vue visuel, Forza 3 repousse clairement les limites du réalisme côté graphismes. Et ce réalisme omniprésent est bien de l’un des premiers atouts du jeu. Les 400 bolides annoncés sont tous superbement modélisés et les détails de carrosserie sont bluffants. Un constat technique qui vaut autant pour l’extérieur que pour les intérieurs des voitures qui sont reproduits à l'identique avec un souci du détail impressionnant, qu’il s’agisse des tableaux de bord, comodos, volants, passage des rapports (à palette ou au pommeau) et j’en passe.
Les options de personnalisation promettent là encore d’aller encore plus loin que celles offertes par Forza 2, déjà un modèle du genre. Possibilité d'ajouter divers équipements moteurs sur la voiture, modification de la carrosserie, choix de la peinture, des stickers et réglages en tous genres, la bibliothèque des modifications possibles sera a priori sans limite. Les esthètes apprécieront. Des bolides à apprécier au garage, mais surtout sur la centaine de circuits que l'équipe s'est chargée de modéliser les circuits à la perfection, utilisant tour à tour images satellites, tracés GPS et autres outils à la pointe pour reproduire à l’identique courbes et dénivelés. Quant à l’environnement de course, on peut là aussi parler de copie parfaite du réel (emplacement des arbres, forme des vibreurs, cabanes des commissaires de piste, signalisation… Rien à dire, on s’y croirait.
Le jeu défilera – les développeurs en sont fiers ! – à 60 images par seconde, en HD, quoi qu’il arrive
Le moteur du jeu est quant à lui très intéressant. C'est fluide, les décors sont somptueux et le jeu défilera – les développeurs en sont fiers ! – à 60 images par seconde, en HD, quoi qu’il arrive. Peu importe que la pluie se mêle à la course, cela n’aura visiblement aucun impact sur le frame-rate du jeu, même s’il faudra vite rentrer au stand pour changer ses pneus racing slicks. Les pneus, un autre détail dont les développeurs du jeu sont très fiers. Pneumatiques qui subissent toutes sortes de contraintes lors des virages et autres changements de trajectoires retranscrits en jeu grâce à des effets visuels de torsion. Et nous ne philosopherons pas sur l’impact des pressions atmosphériques ou de l’humidité ambiante. Ni sur le moteur de collisions qui demande à être encore perfectionné mais déjà assez efficace, entre tôle froissée et vitres brisées. Des fioritures qui nous rappellent que Forza se veut avant tout être une vraie simulation.
Oui, les sensations en course sont grisantes
En terme de conduite, quelques tours de pistes en désactivant quelques aides suffisent pour comprendre que Forza 3 va très loin. Stéphane Sarrazin, pilote sur la Peugeot 908 au Mans et grand champion (il détient le record du tour sur le tracé de la Sarthe), a pu nous parler des sensations qu'il éprouve au volant de sa Xbox 360 quand il joue au jeu. Selon lui, il retrouve un mimétisme très précis dans les vitesses de pointe, les vitesses de passage en courbe et sur les temps au tour. Le réalisme est tel qu'il se surprend à conduire de la même façon qu'il conduit sa Peugeot, notamment dans sa façon de rentrer dans les courbes ou dans les sur/sous virages. Sûr que nous, simples chauffards, n'auront pas de points de comparaison, mais cela en dit long sur le coté réaliste du titre.
L'IA a aussi été travaillée et les concurrents ne semblent plus montés sur rails comme dans un certain Gran Turismo. Il n'est donc pas rare de voir les adversaires partir à la faute sur un excès d'optimisme en fin de ligne droite ou en entrée de virage, surtout lorsqu’ils sont sous pression, en instance de dépassement. Effets visuels garantis lors de l'entrée des voitures dans les bacs à graviers de dégagement ! Voilà qui anime les courses et qui génère des montées d’adrénaline qui piqueront à coup sûr au vif les dingues de sport automobile. Un point sur lequel Forza 3 pourrait faire la différence face à Gran Turismo 5 qui, dans son épisode Prologue, n’a pas su convaincre en terme d’intelligence artificielle.
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