Valve imagine un modèle de financement participatif dans lequel les joueurs produiraient eux-mêmes leurs jeux... Et si c'était ça le modèle économique de demain ?
S'il fallait résumer les propos de Gabe Newell, ponte de Valve, en une idée, on les illustrerait par le concept de My Major Company qui propose aux internautes de devenir producteurs de musique par l'intermédiaire d'un concept de financement participatif de la création. Un modèle qui, selon Gabe Newell, serait parfaitement applicable au jeu vidéo, car même si les sommes nécessaires à la production d'un jeu sont plus imposantes, le public concerné est plus vaste et davantage prêt à s'investir. Ainsi, Gabe Newell imagine que des jeux pourraient être financés par la seule somme investie par les joueurs dans des communautés de développement...
Un idéal comme modèle économique pour le jeu de demain ?
"Il y a des tas de choses à faire pour impliquer davantage les joueurs. Des choses qui pourraient modifier la façon des les jeux sont conçus actuellement. Je pense notamment au fait de faire financer des jeux par la communauté. Chez Valve, nous avons une communauté de joueurs extrêmement vaste qui adore nos produits. Je suis persuadé que demain, si on leur propose un plan correct avec la visibilité nécessaire sur un retour sur investissements avantageux, on pourrait se passer du soutien financier des éditeurs et créer le jeu qu'ils veulent" a-t-il ainsi expliqué. Plus simplement, Gabe Newell imagine que si la participation est massive, chaque joueur pourrait y aller d'une dizaine de dollars et récupérer, au bout du processus de production, une copie du jeu.
Pour lui, un tel système permettrait de casser avec le diktat des éditeurs, leur pression permanente et la phobie de la prise de risque. Gabe Newell de préciser : "Aujourd'hui, il faut qu'un éditeur mette entre 10 et 30 millions de dollars sur la table pour que l'on puisse débuter la production d'un jeu vidéo. Forcément, ces éditeurs ont des attentes et peuvent faire pression pour orienter les jeux dans la direction souhaitée (...) Cela explique aussi pourquoi le risque créatif leur fait si peur". Bien entendu, tout cela sonne de manière très utopiste. Mais l'on sait aussi que s'il existe un studio capable de se lancer dans ce genre de révolution armé de sa communauté de joueurs, c'est bien Valve...

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C'est aussi un pb effectivement... Après, dans un premier temps, il va de soi que les joueurs ne feraient sans doute confiance qu'à de gros studio installés depuis 20 ans au sérieux reconnu. Mais oui, cela reste un pb majeur à l'idéologie Newell