Sur le bureau, les jeux s'entassent. La fin d'année est lancée et les cernes commencent à se creuser. Dans la pile, nous avons tiré Borderlands. Pas vraiment par hasard car nous avons toujours vu en Borderlands le titre qui pourrait permettre à Gearbox de sortir du prisme Brother in Arms qui a fini par déteindre sur lui. Et nous avions vu juste, Borderlands réussissant avec succès le mariage des genres, là ou tant se sont cassés les dents...
On en a vu défiler des jeux qui, sur le papier, s'annonçaient prometteurs, voire révolutionnaires, affichant sans complexe une mixité des genres assumée mais qui, au final, déséquilibrait totalement l'expérience. Et globalement, si nous avions confiance en Borderlands, il s'agissait de la principale crainte que nous avions. Graphiquement, le jeu nous avait déjà acquis à sa cause avec son esthétique cel-shadée. Un design général bien senti, servant une ambiance réellement immersive. Des plaines désertées, un habile mélange de technologie et d'archaïsme, des personnages rugueux, des effets tarantinesques, des teintes magnifiques (le couché de soleil !) et une bande-son prenante, limite hypnotisante... Il n'en fallait pas plus pour que nos sens soient en éveil permanent. Un cadre que certains pourraient trouver monocorde, mais qui se justifie pleinement tant il conforte le jeu dans une ambiance vraiment singulière de western moderne. De quoi en tout cas nous permettre de passer l'éponge sur une personnalisation des héros que l'on aurait aimé plus poussée.
En revanche, un point sur lequel nous nous devons d'insister, c'est sur la nécessité de prendre Borderlands pour son expérience multijoueurs et non pour son solo dans lequel on ne fait que voir les défauts du jeu être de plus en plus marqués. L'histoire, par exemple, passe vraiment au second plan, et les quêtes s'enchaînent sans la moindre originalité. Si bien que seul derrière son écran à chasser des Skags, à faire les cent pas le fusil à l'épaule et à attaquer par surprise des camps de malfrats, on finit assez vite par avoir la sérieuse impression de tourner en rond dans un stand de tir. Autre facteur déterminant de la valeur de l'expérience Borderlands : la version choisie. Nous avons eu l'occasion d'essayer le jeu sur Xbox 360, et la visée, sur laquelle repose tout de même une grosse partie du gameplay, demande trop de précision et de rapidité pour que l'on puisse s'en tirer convenablement avec un pad. C'est pourquoi, FPS à skill oblige, nous ne saurons trop vous conseiller d'opter pour la version PC du jeu, à jouer essentiellement en ligne.
C'est donc dans cette configuration que nous avons pu confirmer tout le bien que l'on pensait de Borderlands. Le titre de Gearbox assemble comme rarement des composantes de gameplay aussi diverses et variées que le shoot, l'évolution de son perso à la sauce RPG et l'aspect multijoueurs, à quatre. En fait, Borderlands nous fait grandement penser à Hellgate London sous certains aspects. Mais là où Flagship avait gâché la noce avec une répétitivité trop marquée, un level-design a côté de la plaque, une IA catastrophique et une interface multi capricieuse en plus d'être payante, Gearbox fait un carton plein en s'en sortant avec les honneurs à tous les étages. En effet, Borderlands réussit à être à la fois un FPS à ambiance, violent, très dynamique, tout en étant aussi un titre dans lequel la progression est régie par des règles issues du RPG simplistes mais garantissant au gameplay une profondeur bien réelle.
FPS à skill oblige, nous ne saurons trop vous conseiller d'opter pour la version PC du jeu, à jouer essentiellement en ligne.
Si bien que sur la longueur, c'est la quête d'XP et la recherche ininterrompue de nouveaux items, et notamment les armes, qui deviennent très prenantes et exaltantes. Bien entendu, ces mécaniques servent pleinement le concept multijoueurs du titre une fois lancés dans une partie en ligne. Une version intelligente de la coopération qui marche vraiment bien et qui nous ramène là à une autre référence, et pas des moindres, puisque l'on pense immédiatement à Diablo. Bien évidemment, Borderlands n'est pas aussi finement réglé que le Hack & Slash de Blizzard, et quelques améliorations pourraient encore y être apportées par l'intermédiaire de patchs. Mais globalement, le multi vaut à lui seul que les amateurs de FPS attirés par la quête d'items et la personnalisation sautent le pas. Ils découvriront un jeu d'une cohérence rare, beau à voir, fluide à jouer, facile à appréhender et pourtant extrêmement riche et profond, assurant un défi et une rejouabilité exemplaires.
D'autant plus que tous les rôles sont intéressants à revêtir. Ainsi, si nous avions débuté l'aventure en tant que tireur d'élite avec Mordecai et que nous avions été ravi par la courbe de progression du personnage, nous avons rapidement évolué vers Lilith la Sirène tout aussi agréable à jouer en furtivité avant de nous intéresser à Brick le Furieux, la brute épaisse aux choix de carrière finalement bien subtiles. A chaque fois, nous avons pris le même plaisir face à un jeu qui adapte particulièrement bien sa difficulté au groupe formé par les joueurs. Et l'on sait bien que la coopération ne marche jamais aussi bien que face à une IA qui sait parfois se montrer redoutable et jouer de la surprise. Dommage que l'on ne puisse pas davantage façonner son personne de la tête aux pieds. Ce qui n'enlève toutefois rien à ce titre qui restera pour nous comme l'un des jeux PC les plus plaisants à découvrir depuis bien longtemps.
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Je connaissais le jeu depuis un certain moment mais sans vraiment trop savoir quoi penser à part "c'est un fps". de plus le cell shading m'avait refroidi, je suis pas souvent fan.
Mais avec Rampa on s'y est mis, et je suis personnellement accroc. Certes j'ai un gros passé Diablo 2 liée à cette envie de découvrir un nouvel objet violet (
Ils ont pris un risque comme vous le dites, mais ils ont mis bien profond à tous les autres dév qui se sont cassés les dents.
Terminons par le fait que malheureusement pour les dév, aucun système anti piratage n'a été mis même pour jouer sur le net et que la version USA est multilangue.
Perso j'ai pris le pack de 4(on est 3 dans la famille à jouer aux FPS, et j'ai un pote qui veut le jeu), donc, va être bieng !
Le minuscule défault que j'ai trouvé, c'est juste que j'ai looté un shotgun avec une visée sniper oO
Mais c'est pas fréquent.
Je posterais demain quand j'aurais fait mon avis sur PC.
J'ajouterai juste qu'il est disponible pour moins de 40€ en version PC, sans le moindre DRM pour pourrir votre experience de jeu
On ne peut que le recommander