Les finances de GameStop, revendeur spécialisé leader du marché du jeu vidéo, ne sont pas engageantes pour le secteur.
Il n'y a pas que GAME qui éprouve des difficultés actuellement chez les revendeurs spécialisés en jeu vidéo. En effet, alors que l'activité des plateformes de téléchargement et celle des boutiques en ligne ne cessent de croître, les revendeurs physiques (ou brick & mortar) subissent eux de plein fouet le contre-coup de la crise et la concurrence des enseignes non-spécialisées, et notamment les grandes surfaces dont les centrales d'achat ont un fort pouvoir de négociation auprès des grossistes. Résultat, l'américain GameStop - leader du secteur et maison-mère de Micromania - vient de publier des chiffres très moyens.
Sur le quatrième trimestre de son exercice fiscal, GameStop a enregistré une baisse de ses bénéfices de 7,1%, ce que le groupe explique par des ventes en boutiques qui ont perdu 8%, et ce malgré un total des ventes en légère hausse de 0,9% ($3,5 milliards) dont les moteurs sont la boutique en ligne de l'enseigne et le jeu d'occasion. Un postulat qui vaut aussi pour les résultats de l'année complète, avec des bénéfices en baisse de 5,3% malgré une progression des ventes totales de 3,1%. Un paradoxe qui trouve son explication du côté des points de vente du groupe qui lui coûtent de plus en plus cher et dont la rentabilité ne cesse de baisser. Surtout qu'au cours des trois dernières années, des exercices de forte croissance, GameSpot avait, comme ses concurrents, beaucoup investi dans son réseau de revendeurs à travers le monde. L'autre explication concerne l'occasion, seul secteur à enregistrer une forte croissance (+ 18,1%) alors que les ventes de consoles (- 5,5%) et de jeux neufs (- 1,2%) sont en baisse.
Investissements maintenus
Daniel DeMatteo, PDG du groupe, préfère rester optimiste, langue de bois diront certains : "Si l'on regarde strictement nos revenus, nous avons fait notre deuxième meilleure année de tous les temps, derrière 2008. C'est bien, surtout si l'on prend en considération l'environnement économique (...) Nous sommes aussi ravis de voir que notre activité de vente de jeux neufs s'est maintenue. Cela prouve que nos vendeurs sont efficaces et que GameStop est une enseigne vers laquelle les joueurs se tournent en priorité pour acheter les nouveautés".
Toutefois, celui-ci reconnaît que de nouveaux concurrents lui durcissent la tâche et que le groupe va devoir innover pour garder son leadership : "A nous de trouver les bons leviers de croissance. Notre boutique en ligne progresse parallèlement au secteur et c'est une bonne chose. Mais nous devons nous méfier des nouveaux concurrents. Le jeu vidéo intéresse un nouveau public, plus large, celui des supermarchés, et c'est à nous de donner à ces gens l'envie de venir chez un spécialiste". DeMatteo compte également mieux monétiser son activité sur le jeu d'occasion. Logique !
Enfin, il est intéressant de voir que ces résultats n'entament pas l'envie de GameStop qui maintient les investissements dans les ouvertures et rénovations de boutiques sur l'exercice fiscal en cours. Un signe qui montre que le leader américain se porte tout de même mieux que des groupes comme GAME qui, eux, ont dû fermer des points de vente.

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Y'en a plus d'un qui se graissent la patte violemment entre la sortie d'usine et le vente au client!
Si ils diminuaient leurs marges, ils vendraient peut-être plus et éviteraient (un peu) les copies sauvages de leurs précieux.
Et puis pourquoi un jeux PC se vend 35€ et le double sur console?
Et je pense que beaucoup ont fait la même chose...
Je n'ai pas tenté encore chez Micromania, mais si c'est pareille, je doute fort être client chez eux.