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Fermeture pour Vicarious Visions


Par : Christophe Collet
11 Juin 2007 -  Si les ouvertures de studios de développement se font plus présentes depuis quelques semaines (cf. l'arrivée sur la scène vidéoludique de sociétés telles que Big Rooster ou Smoking Gun Interactive), il faut reconnaître que l'inverse est malheureusement aussi d'actualité et que le marché n'est pas tendre avec les plus faibles du secteur. Beaucoup d'éditeurs doivent actuellement recentrer leurs activités sur quelques pôles d'exploitation, comme le montre encore actuellement l'affaire entourant les licenciements chez Sony Computer Entertainment America ("il est nécessaire pour Sony Computer Entertainment America de procéder à cette restructuration, dans l'optique de rester leader au sein d'une industrie en pleine mutation", expliquait la semaine dernière un représentant de SCEA). Un peu différente est la situation concernant le déménagement tumultueux chez Nintendo of America (son président Reggie Fils-Aime, confirme d'ailleurs bien que "60% des effectifs du département Sales and Marketing quittent la société" plutôt que de devoir déménager à San Francisco ou New York), mais le résultat final est le même : les éditeurs resserrent les rangs, même quand leur position financière peut sembler les mettre à l'abris du besoin...

Nouvel exemple en fin de semaine dernière, avec l'annonce par Activision de la fermeture des locaux californiens du studio Vicarious Visions, basé à Albany et racheté en 2005. Une branche californienne composée d'une petite trentaine de personnes, dont on nous apprend que la plupart ont été licenciés, même si certains viendront étoffer les bureaux de New-York, sur lesquels l'éditeur entend miser davantage. Pour rappel, Vicarious Visions est notamment à l'origine de Spider-Man 3 et de certaines versions de Marvel : Ultimate Alliance, notamment sur Wii. Difficile période pour le studio Vicarious Visions, fondé tout de même en 1991 et qui fait les frais de la politique de restructuration de Activision. Qui, dans le même temps, annonçait encore récemmement qu'il souhaitait renforcer sa structure canadienne, en triplant d'ici 2009 les effectifs de son studio Beenox ("là aussi, il s'agit de se donner les moyens de concevoir des jeux de nouvelle génération essentiellement basés sur les franchises déja existantes de l'éditeur").

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