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NFS Underground Rivals


Testé sur PSP
Publié le 05/09/2005 Par Mathieu Chartier


Depuis quelques années déjà, Electronic Arts a passé un bon coup de balai dans une de ses séries mythiques : Need For Speed. Ce bouleversement visant à rajeunir le concept de NFS s’est fait dans la douleur des plus grands fans de la première heure et au profit des autres, amateurs de tuning et de belles donzelles.


Take the lead

NFS Underground c’est avant tout une question de fun. Diriger de véritables petits avions sur roues, capables de dépasser allègrement les 280 km/h dans un déluge d’effets visuels et de show… C’est ce programme alléchant qui n’a pas mis longtemps à hisser la série des Underground dans le top des meilleurs jeux de caisse. Mais voilà, pressé d’adapter sa juteuse licence à la petite portable de Sony, EA Games a parfois oublié l’essentiel dans cet opus intitulé NFS Underground Rivals.

Tout commence avec une caisse des plus basique, style Golf GTI 2.0L, qui propulse son possesseur dans la peau d’un féru de courses de rue. Tout du moins, c’est ce que l’on s’imagine car NFSU Rivals ne propose aucun scénario mais se contente de faire s’enchaîner les courses. Malheureusement pour ce passionné de course automobile, il se rendra vite compte que si il cherche la gagne dans la rue, il lui faudra inévitablement passer par le garage le plus « Jacky Tuning » du coin. C’est donc parti pour une progression course par course visant à débloquer au fur et à mesure : cash, pièces et points de pilotage… Le tout pour devenir le roi de la rue et faire de son garage le repère de nombreux bolides prêts à arracher le bitume dans n’importe quel défi.

NFSU Rivals veut donc tout faire pour remplir son contrat, mais voilà, à trop vouloir en mettre dans la vue du joueur on oublie parfois le principal. D’un point de vue technique tout d’abord, NFSU Rivals n’est pas le plus beau jeu de la PSP, loin de là. Bien que les effets de lumière et que l’impression de vitesse soient assez bien rendus, cela ne suffit pas à faire oublier les ralentissements qui viennent gâcher la fête dès qu’il y a trop d’éléments affichés à l’écran. De même, les graphismes sont assez inégaux passant du très bien au très décevant. Tracés et design de certains circuits molassons, bolides indestructibles et aliasing bien présent malgré une ambiance générale très fidèle à ce à quoi nous avait habitué la série. Néanmoins, le jeu reste coloré et plaisant, et l’effet de flou qui apparaît à partir des 200km/h est bien pensé.

Lost the lead

Du point de vue du pilotage c’est également une petite déception. Dès les premières courses, on sent la voiture partir un peu trop en sous virage et elle a la fâcheuse habitude de glisser. Quelques tours plus tard, ces petits défauts de comportement du véhicule sont oubliés et l’on maîtrise assez facilement les différents bolides. Cependant, il faut faire l’impasse sur tout conduite réaliste. La trajectoire parfaite ne rapportant au final pas grand-chose. Il faut donc plus miser sur les chevaux dans le moteur et la dose de Nitro embarquée pour triompher des adversaires les plus chauds. Adversaires qui, avouons le, ne sont pas bien coriaces. En effet, les courses sont plutôt faciles une fois le comportement de la voiture assimilé, quelques soit le tracé vous n’aurez pas trop de mal à vous défaire des concurrents. Il vaut donc mieux faire la course en tête, histoire d’éviter les ralentissements provoqués par l’affichage de 2 ou 3 voitures simultanément. La progression offerte est pourtant plutôt bien conçue et il faudra choisir judicieusement ses améliorations pour ne pas avoir à recommencer d’autres challenges.

Le défi proposé par ce NFSU Rivals est largement revu au rabais par rapport aux épisodes précédents. Il comporte, en effet, nettement moins de véhicules et de courses. Pour remplir son garage il faudra compter une petite quinzaine d’heures de jeu assez gonflantes à certains moments. (Après avoir fait 6 fois la même course on aimerait bien pouvoir passer à autre chose). Les plus acharnés y reviendront sans doute histoire de rouler à tombeau ouvert, musique à fond et vrombissements de pot d’échappement en se rendant au boulot. Les autres rangeront soigneusement leur UMD après avoir fait le tour de NFSU Rivals.

Au final, on passe tout de même largement à côté de la catastrophe. D’un niveau inférieur aux autres épisodes de la série NFSU Rivals propose un challenge nettement moins intéressant et ne tire pas le meilleur de la PSP. Mais le fun est toujours présent, ce qui plaira sans doute aux fans. Espérons que le prochain sera plus complet, plus beau et qu’il proposera une sensation de conduite bien meilleure.

Article n° 44 - Need For Speed Underground Rivals - NFSU Rivals (SE) Article n° 44 - Need For Speed Underground Rivals - NFSU Rivals (SE) Article n° 44 - Need For Speed Underground Rivals - NFSU Rivals (SE)
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La série des Need For Speed nous avait habitué à bien mieux. Avec sa réalisation perfectible, sa jouabilité peu efficace et son challenge restreint, Need For Speed Underground Rivals est à réserver aux amateurs de courses urbaines et de tuning purs et durs. Une petite déception en somme.

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